Maggie Savoie d’Acadie à Lorient

Expérience Acadie présente Maggie Savoie

Festival Interceltique de Lorient 2017

Maggie Savoie ©annie claire 09.08.2017
Maggie Savoie ©annie claire 09.08.2017

Expérience Acadie est un puissant dispositif international dont le but est de faire connaître les artistes et musiciens d’Acadie un peu partout en Europe. J’ai eu la chance cette année de participer au Festival Pause Guitare d’Albi et au Festival Interceltique de Lorient où Expérience Acadie avait installé un pavillon d’envergure avec une vaste scène. Le responsable d’Expérience Acadie est François Emond que nous voyons de temps en temps à paris. Il est aidé de Christine Lavoie, jeune et dynamique organisatrice de la Francofête de Moncton.

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Sapho for ever

SAPHO  FOR  EVER

Sapho au Festival Aubercail ©annie claire 18.05.2017
Sapho au Festival Aubercail ©annie claire 18.05.2017

Sapho s’est produite le 18 mai 2017 à l’Embarcadère d’Aubervilliers au sein du Festival Aubercail. La voici sur scène avec sa famille musicale. Karim Rachedi à la basse, Ingrid Ficheux à la guitare classique, Safwan Kenani au délicieux violon, Philippe Langlois aux claviers et Thierry Waziniak à la batterie.

Photo ©annie claire 18.05.2017
Photo ©annie claire 18.05.2017

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Sapho a donné des titres de ses divers répertoires musicaux, et notamment ceux de son dernier album Velours sous la terre qui est un opus thématique, puisque les morceaux reposent sur des musiques classiques ou contemporaines. L’on peut citer Bach, Mozart, Chopin, Satie… C’est un travail d’équipe qui a été réalisé en collaboration avec Klifa Rachedi dont je parle plus loin, Sapho et  Nadia Gerber.

CD Velours sous la Terre

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Imprévisible, Sapho !! Et c’est aussi pour ça que nous l’ aimons. Chaque concert est différent apportant son lot de surprises. Toujours des déplacements rapides, des voiles blancs, des guitares, la voix qui se promène du rock à la poésie arabo-andalouse, une féminité qui lui appartient. Le concert est un enchantement, plein de surprises, comme celle de chanter Magician de Lou Reed, ce qui a provoqué des applaudissements très nourris dans la salle. Et des rappels, sans compter, en toute générosité, voilà ce qui caractérise une chanteuse, une artiste qui ne vieillit décidément pas.

Sapho Aubercail ©annie claire 18.05.2017
Sapho Aubercail ©annie claire 18.05.2017

Cela fait quelques mois disparaissait le co-réalisateur de son dernier disque, son ami, son compagnon en chanson, celui qui l’accompagnait dans toutes ses dates de tournées, Klifa Rachedi.

Très affectée par son décès, ainsi que tous les musiciens de l’équipe, Sapho a donné son concert habillée de noir, ainsi que tous les musiciens, ce 18 mai 2017, elle qui nous a habitués à une tenue blanche sur scène.

Sapho ©annie claire 18.05.2017
Sapho ©annie claire 18.05.2017
Sapho ©annie claire 18.05.2017
Sapho ©annie claire 18.05.2017

Sapho l’infatigable muse d’elle-même

Article que j’ai écrit pour le magazine VINYL et qui est paru dans le numéro 102 Janvier-Février 2015

Sapho a toujours intrigué le public. Son nom est étrange, il interroge, il fait sourire. Sa voix, sa musique sont inattendues. Tout un chacun l’a toujours suivie, de plus ou moins près, à l’affût de ses parutions littéraires, de ses sorties de disques et autres apparitions sur les scènes théâtrales ou télévisuelles. C’est mon cas, et quand j’ai appris qu’elle figurait dans la programmation du festival de Concèze en Août 2014, j’en ai été ravie et alléchée. Sapho s’y est produite aux côtés de son frère, un chanteur connu également dans le spectacle sous le nom de «Prince Roro».

Pour ce travail d’écriture, j’ai beaucoup aimé aller à la rencontre de cette artiste au talent si complet et à la générosité devenue légendaire. L’entretien réalisé avec elle à son domicile était d’une grande douceur et je me suis régalée à évoquer avec elle quelques épisodes de sa riche vie de chanteuse, de musicienne et de romancière. Sapho est une grande travailleuse de la nuit, sans mauvais jeu de mot. Il vaut mieux la rencontrer pour le tea-time, au plus tôt. D’autant qu’elle met en ce moment une dernière main aux épreuves de son épais roman à paraître prochainement chez Castor Astral, «La chambre turque».

Photo D.R. Sapho
Photo D.R. Sapho

Sapho au Petit Conservatoire de Mireille: un gag signé Hervé Cristiani

Etant amie dans sa jeunesse avec le chanteur Hervé Cristiani, (hélas disparu en 2014), Sapho s’est prêtée par son intermédiaire à un petit jeu qui a décidé d’une partie de son orientation vers la chanson. Elle s’est fait passer auprès de Mireille pour une jeune québécoise au fort accent, une pauvre jeune fille a qui son père interdisait de chanter. Cela a beaucoup amusé Mireille, qui l’a fait passer à la télévision. Elle chantait alors (mal dit-elle) la joyeuse chanson de Gilles Vignaux Tout le monde est malheureux… M’est avis que ce ne devait pas être si mauvais que cela!

Les expériences américaines autour de 1980

Sapho, qui vient de réaliser son premier disque, part à New-York en tant que journaliste pour le journal Actuel. Sous le prétexte d’étudier les groupes de rock underground, elle se fait connaître là-bas comme chanteuse, et parvient même à faire de la musique avec des musiciens locaux réputés. Elle devient une sorte d’égérie punk, elle se coiffe comme les punks et se prête à leur jeu. Maman, j’aime les voyous, ça lui colle à la peau. Toutefois, si elle adhère partiellement à cette philosophie, qui est aussi une poésie de l’horreur, elle refuse dans le fond la mouvance pré-gothique du «no-future» qui entraînera bien des adeptes vers l’autodestruction. De fait, sa colère à elle est une colère joyeuse et les seules poudres dont elle ait usé, dit-elle en s’amusant, sont les poudres de riz. Elle apprécie des groupes comme Richard Hell & the Voidoids, ou encore Television.

Sapho raconte alors que quand on lui demandait pourquoi elle avait les cheveux dressés sur la tête, elle répondait: c’est parce que je suis venue à mobylette. Sapho en fait était attirée par la modernité de ces courants de musique. Et comme elle aime mélanger les époques et les contrées géographiques, elle s’est tournée vers d’autres horizons et de nouvelles sources de création par la suite.

Photo D.R. Sapho
Photo D.R. Sapho

Une guerrière au service de la paix

Dévoilons un peu Sapho sans lui enlever tout à fait son voile. Dans son oeuvre , qui est très vaste (pas moins de dix-huit albums-audio, douze livres (romans, poésie et dessins), l’on sent un courant d’inspiration arabo-andalou aussi bien dans la musique que dans les textes. Il s’agit selon l’artiste d’une réminiscence de ses origines et de ses influences, plus que d’une juxtaposition de genres. Sapho est née et a vécu à Marrakech, elle est à la fois juive et marocaine. Elle a fait des études supérieures à Paris. Son goût pour le vaste monde l’a entraînée ensuite à voyager toujours plus loin, et à développer une world-culture, bien avant que l’on annonce cette mode dans les courants de musique. En fait, elle se sent partout chez elle, et la notion d’exil lui tient à cœur, elle pense qu’on est toujours l’étranger de quelqu’un. Elle a chanté au Japon, au Sénégal, en Guinée, au Moyen-Orient où elle s’est proposée de rapprocher avec la musique les tensions locales. Son engagement est sans frontières, elle oeuvre partout pour les droits de l’homme. En fait elle défend la liberté, que ce soit la liberté d’expression, ou la liberté des femmes, son combat est celui du respect de la dignité de chacun, avec un souci d’élévation intellectuelle.

Sapho, artiste avant-gardiste

Sapho, l’écrivaine, la musicienne, aime imposer une teinture de hardiesse novatrice. «Il ne faut pas que ça devienne banal», chez elle, rien de banal en effet, chacune de ses vagues est nouvelle. Ses coiffures et habillements sont excentriques et anticonformistes. Sur scène elle apparaît vêtue/dévêtue à la fois, si les robes sont longues, les épaules sont nues. Tout est contraste, provocation assumée proche de l’état délirant.
Au fil de ses études et déplacements, elle a appris plusieurs langues, ce qui ensuite, en véritable polyglotte a facilité son imprégnation culturelle. On se souvient qu’en 2005 dans son album sur Léo Ferré, elle chante Avec le temps en arabe. Elle aime les langues et s’applique à les mélanger, parfois à l’intérieur d’une chanson. Elle a réalisé aussi plusieurs scènes autour de la très grande chanteuse en langue arabe Oum Kalsoum. Elle se nomme elle-même «La chanteuse du monde» et crée un spectacle «La traversée du désir» en arabe, anglais et français. Ensuite pour le «Jardin Andalou» elle utilise les sonorités orientales très mêlées au rock pur et dur de ses débuts, qui était psychédélique, quasiment expérimental.
Dans son dernier album également Velours sous la terre (2011) elle nous régale de ce mixt de styles extrêmement élaboré. Des compositions classiques se superposent à des envolées de violon oriental et de guitares électriques, parmi des sons électro tour à tour doux ou rageurs. L’ensemble des dix titres est magnifique, il en ressort une atmosphère chaude, veloutée et enivrante, tout comme le spectacle de présentation auquel il m’a été donné d’assister en novembre dernier au New Morning. Salle comble: Sapho a un public très fidèle et fervent. Sa voix est toujours magnifique, sans faille, voluptueuse à l’envi. Chaque morceau est une véritable performance vocale, comme à son habitude.

Sapho joue de la guitare électrique et fait beaucoup d’effets d’ondoiements de voiles crémeux, c’est un spectacle assez grandiose, très proche du théâtre. Toujours en mouvement, le corps de la chanteuse ondule, tout comme sa voix qui monte et descend, c’est un voyage magique auquel elle invite le public. D’ailleurs, elle convie des spectateurs à venir danser sur la scène avec elle. C’est assez inattendu dans nos prestigieuses salles parisiennes. «J’adore la scène!» dit-elle avec gourmandise, Sapho aime cette exposition impitoyable qui exige la perfection et met l’artiste dans le plus grand des dangers. Pour ce qui est des salles de la capitale, Sapho les connaît pratiquement toutes, de l’Olympia à la Cigale, en passant par le Réservoir, le New Morning ou le Bataclan.

Sapho invite le public a danser sur sa scème au Festival Aubercail ©annie claire 18.05.2017
Sapho invite le public a danser sur sa scème au Festival Aubercail ©annie claire 18.05.2017

Le travail de Sapho: honnêteté , passion et constance

Ce sont ses maîtres-mots, Sapho pense que le travail intense est nécessaire, mais que sur scène il faut laisser parler la passion. Il faut chercher à donner le meilleur de soi-même, sans retenue. Tout comme la poétesse grecque, Sapho prône passion, beauté et culture de l’esprit. Le nom même de Sapho est synonyme d’énigme et d’émerveillement. La chanteuse le porte bien, elle qui ne fait qu’intriguer et séduire. Son public est très attaché à cette générosité et à cette authenticité de l’artiste qui n’a jamais failli à ses valeurs depuis le début de sa carrière, son public lui en est très reconnaissant, ses fins de spectacles en sont éloquentes. Sapho est là, elle reçoit les gens qui sont venus lui parler, elle ne compte pas son temps, elle est très présente à son public à sa sortie de scène.

Sapho Aubercail ©annie claire 18.05.2017
Sapho Aubercail ©annie claire 18.05.2017

Sapho et le monde du spectacle

J’ai été très agréablement surprise d’entendre Sapho parler des poètes, des musiciens et chanteurs que nous avons évoqués lors de l’entretien, tant son regard est doux et bienveillant à l’égard de chacun. Sapho a tenu à évoquer des artistes qui ont apporté quelque chose de nouveau par leur écriture originale. Ainsi dans le désordre, elle m’a parlé de Barbara qu’elle admire beaucoup, de Léonard Cohen au chant poétique si dense (dont elle a elle-même déposé à la SACEM une belle traduction du titre The Stranger song, en 1999), Gainsbourg le grand créateur, éternellement précurseur et lanceur de modes en musique et en chanson. En effet, tout comme elle le fait elle-même, elle donne beaucoup d’importance à la création (textes et musiques). Dans chaque artiste que Sapho a évoqué, il est question de profondeur et de sensibilité.

Sapho Aubercail ©annie claire 18.05.2017
Sapho Aubercail ©annie claire 18.05.2017

A la ville, même si elle porte un nom différent pour l’état civil, Sapho est Sapho. C’est notre Nina Hagen française, notre Janis Joplin à nous. Comme ces chanteuses, sa musique est une «fenêtre sur son âme». Son univers peut sembler sombre (La route est noire au fond des mots), mais l’éclairage se perçoit peu à peu. L’ambiance autour d’elle est raffinée, peaufinée comme son visage maquillé de clair. L’artiste est extravagante et simple à la fois, douce et rétive, féline et généreuse, toujours forte. Le rire est l’apanage de son discours, il en est l’ornement le plus subtil. Même si elle est consciente de sa position, Sapho ne se prend pas au sérieux. Artiste complète, comme dit le langage courant, Sapho est une très Grande Dame, ardente, incandescente, dont le temps n’altère ni la démesure, ni la féminité, ni le talent.
Et comme le chanteuse rejoint souvent la poétesse, citons la muse: «Plus blanche que le lait / plus enivrante que la lyre / plus claire que la source / plus superbe que la cavale / plus souple qu’une étoffe / plus épanouie que la rose / plus vive que l’eau vive / plus précieuse que l’orichalque / plus or que l’or lui-même».

Photoo D.R. Sapho
Photoo D.R. Sapho

Merci Sapho.

Annie Claire 20.05.2017

Michèle Bernard un hymne à la vie.

Concert de sortie d’album « Tout’Manières » au Café de la Danse, le 16 octobre 2016.

Michèle Bernard fait sa Mouscouri avec les lunettes d'une spectatrice ©annie claire Café de la Danse 18.10.2016
Michèle Bernard fait sa Mouscouri avec les lunettes d’une spectatrice ©annie claire Café de la Danse 18.10.2016

          Michèle Bernard et toute sa bande.

Michèle Bernard au Café de la Danse ©annie claire 16.10.2016
Michèle Bernard au Café de la Danse ©annie claire 16.10.2016

Accordéoniste, humaniste, féministe, aquarelliste des mots, Michèle Bernard est une chanteuse qui sait émouvoir, quels que soient les thèmes qu’elle aborde. Ce qui est prégnant chez elle, c’est qu’elle aime les gens, elle les envisage, elle leur rend hommage, ce faisant elle se les attache, et c’est une qualité qui fait souvent toute la différence dans la multitude des artistes que nous allons écouter.

Michèle bernard fête sa sortie d'album au Café de la Danse ©annie claire 16.10.2016
Michèle bernard fête sa sortie d’album au Café de la Danse ©annie claire 16.10.2016

La bande de Michèle Bernard est grande. Sur scène, cinq fidèles musiciens, car Michèle Bernard aime quand la musique sonne amplement, Sandrine de Rosa au violon et au yukulélé, à la contrebasse Michel Sanlaville qui a composé les arrangements, Alice Perret au piano et clavier, Pascal Berne à la guitare et Yvan Oukrid à la batterie. S’y ajoute David Venitucci qui a joué pour le disque, Anne Sylvestre, qui est sa compagne de route dans la chanson et pour qui elle a écrit un titre : Madame Anne. Cela fait beaucoup de monde sur scène, une équipe d’amis comme Michèle aime en avoir autour d’elle.

Sandrine de Rosa et Michèle Bernard ©annie claire 18.10.2016
Sandrine de Rosa et Michèle Bernard ©annie claire 18.10.2016

D’ailleurs, ils se partagent une bouteille d’Ouzo, vers la fin Du spectacle, le concert est une fête !

Michèle Bernard au Café de la Danse ©annie claire 16.10.2016
Michèle Bernard au Café de la Danse ©annie claire 16.10.2016

Michèle Bernard parle  bien de la mort

Beaucoup, mais sans douleur, elle invoque la mort comme une alarme pour nous réveiller de nos conditions souvent résignées, englobés que nous sommes dans le chewing-gum des progrès de la civilisation.

Avec toute l’énergie dont elle est capable, Michèle Bernard envoie sur scène des imprécations musicales qui, toutes mesurées qu’elles soient, n’en sont pas moins alarmistes sur le manque d’humanité dont les nouvelles générations font preuve. Pour ce faire, elle convoque la poésie, la métonymie et autres figures de style pour nous réveiller en douceur de notre endormissement.

Ainsi les brocs bleus du cimetière de Sète « dernière valse bleue dans la main du passant » évoquent en légèreté la présence de la disparition, de l’anéantissement inéluctable de l’être humain. Sur cette magnifique chanson, qui n’est pas sans évoquer un certain « Orly » de Brel (pour la musique), Michèle Bernard parle des rythmes de la vie, comme d’une danse à plusieurs temps. C’est un leitmotiv que l’on retrouve chez elle, comme dans La valse de la vie, composée par Suzy Firth en hommage à Michèle Guigon, disparue en 2014. Il y a un autre hommage dans le disque et dans le concert aussi à Jean Pacalet, un accordéoniste ami qui est mort en 2011. C’est la chanson La montée des anges qui invoque les bons génies pour rappeler la mémoire de cet ami. Le titre est réaliste sans affliction, ni pesanteur. « Tu nous as laissés dans les crocs du temps qui passe, mais rien ne change…  Jeannot ».

Autre belle chanson, « Savon d’Alep (Pavane pour une Syrie défunte) ». Le titre parle de lui-même. La chanteuse évoque les qualités de douceur du savon d’Alep pour regretter la cruauté qui se déroule dans la ville de Syrie. Alep, aleph… la chanson a des sonorités orientales, elle n’est que tempérance.

Michèle Bernard ©annie claire 18.10.2016
Michèle Bernard ©annie claire 18.10.2016

Rivière (Juste pour la beauté du monde) est un titre plus aérien où la chanteuse invoque l’espace, la nature. Sa voix claire s’envole dans les hauteurs. Les roses, « au parfum sucré », reçoivent leur salut, et le poème nous fait penser à certains vers et intonations d’Hélène Martin, que nous avons connue au lendemain de 68 dans les lieux parisiens que fréquentait aussi Michèle Bernard.

©annie claire 16.10.2016
©annie claire 16.10.2016 Sandrine de Rosa, Michèle Bernard et Michel Sanlaville

Quelques titres parmi ses tubes, pour donner du baume au coeur à ses fans, Michèle Bernard a bien sûr chanté Maria Suzanna en début de concert, puis un peu plus tard, terriblement bouleversante, Je t’aime, seule à l’accordéon.

Michèle Bernard et Anne Sylvestre ©annie claire 18.10.2016
Michèle Bernard et Anne Sylvestre ©annie claire 18.10.2016

michele-bernardA la fin du spectacle, après les rappels, Michèle Bernard revient seule sur scène, se plante devant les spectateurs, un Café de la Danse plein pour la seconde soirée, et les regarde, pendant de longues minutes, leur offrant l’intensité de sa présence bienfaisante. Moi j’ai envie de dire aussi, Madame Michèle Bernard, nous vous aimons, beaucoup, depuis bien longtemps, vous nous faites du bien, un bien essentiel.

Michèle Bernard « Tout’Manières » 14 titres chez EPM/Universal.  Management Vocal 26.

Annie Claire 17.10.2016