Régis Mannarini « J’ai pas la clef »

Il y a quelques mois, Régis Mannarini m’envoyait une gentille lettre manuscrite qui accompagnait l’envoi de son premier album « J’ai pas la clef« . J’écoutais immédiatement ce disque qui m’a charmée. Et le flot des affaires courantes a fait que je n’ai pas eu le temps d’en rédiger une chronique. Cet été, je mets mon temps parisien à profit pour me mettre à jour de mes devoirs. Ainsi je réponds à la l’amicale lettre de Régis, craignant que la sortie d’un deuxième disque ne m’empêche de chroniquer le premier.

Voilà, Régis Mannarini m’avait intriguée, car l’an passé, dans son spectacle Ultra Vega, que j’ai vu plusieurs fois et sur lequel j’ai écrit des articles, Carmen Maria Vega chante une chanson écrite par Régis, « Tout ce qui finit en ine« . Ca m’a bien sûr fait penser à une chanson d’Allain Leprest, Tout ce qui est dégueulasse porte un joli nom.

Revenons au disque de Régis. Cet artiste s’est fait connaître comme guitariste d’inspiration corse. Il donne des récitals classiques depuis une dizaine d’années. Puis lui est venue l’envie d’écrire des chansons et de les chanter. De les chanter seulement, car pour ce qui est de l’accompagnement, il a tout une bande de potes musiciens qui sont venus faire des prestations assez brillantes sur son disque. Les couleurs sonores sont assez riches, piano, batterie, violoncelle, violon, contrebasse, guitare, mais aussi accordéon, bandonéon, trombone, trompette.

La genèse de cette opus est la rencontre avec Jean-Marie Charvet qui a cru au projet et mis en oeuvre sa réalisation. La personne sans qui rien ne serait arrivé est Quentin Pradel, l’ami de toujours de Régis, un très fin pianiste qui a co-composé avec lui les musiques et réalisé les arrangements. A eux deux ils font la paire, plus qu’un duo, c’est un tandem, une équipe bicéphale. On en a bien une idée dans le titre « Pierrot » à l’écoute ici. 

L’écriture est poétique, romantique, la voix est sûre. Elle a des sonorités graves des chanteurs à texte d’une autre époque, je pense à des Reggiani, Brel et autres Moustaki. Et pourtant, le chanteur est si jeune, jeune et beau, un chanteur de charme. Les musiques ont des accents latino, jazz manouche, on entend des tangos, des rythmes bien swing. Voilà un opus très dense, varié et d’une facture musicale attrayante.

Merci, Cher Régis, de m’avoir envoyé cette lettre, et d’avoir pris le temps de m’y expliquer votre intention de réaliser cet ouvrage. Pardonnez-moi le temps que j’ai mis à y répondre. Je vous souhaite un bel été et peut-être allez-vous m’annoncer bientôt la venue d’un frère à votre premier bébé musical. C’est ce que je vous souhaite.

Annie Claire 02.08.2018

 

 

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