
Je m’étais régalée à chroniquer le desperate album de Paul Barbieri « Tout est fini depuis le début ». C’était en 2017, et depuis, le poète chantant a pris de la (bonne) bouteille. Toujours strasbourgeois, l’artiste s’est peaufiné une philosophie à base de tendresse, d’amitiés, de reconnaissances mutuelles. Son tourment est moins désespéré, l’artiste écorché a mis du « bonheur dans son abîme, du sublime dans sa torpeur, du soleil dans ses erreurs ».
Est né un nouvel opus de neuf titres enregistrés au Studio Jazzophone, « Du soleil dans l’abîme » par Paul & les Opportunistes. Il sortira avec Inouï Distribution en Mai prochain. En effet, Paul a mis du soleil, de la chaleur et du vif tempo dans son spleen, sa mélancolie s’est mise à swinguer, devenant saudade colorée. En plus de ses amis musiciens de toujours, Paul a invité Lucia de Carvalho (d’Angola), Christine Clément (une voix, une énergie), et les musiques se sont envolées, habillées de rythmes afro-latino, engendrant de sensuelles rumbas, manbos et swings irrésistibles.

Ecoutez pour commencer 200.000. la voix craquante et craquelée de Paul Barbieri est de plus en plus abîmée, bières et boissons sont l’apanage des poètes tourmentés qui cherchent du souffle pour ne pas sombrer. De souffle, Paul n’en manque pas, qui joue des cuivres dans l’album. Ses acolytes Opportunistes, les voici : Thomas Valentin : piano & fender rhodes, Martin Hupfel : guitares, Phillip Klawitter : contrebasse, Cédric Lemaire : batterie.

Le chemin parcouru est salutaire, l’album ce termine par ce magnifique titre La route est belle qui conclut ce très sincère et magnétisant album de vie « Du soleil dans l’abîme« . A écouter et voir en spectacle vivant ce très beau projet. Merci Paul.
Annie Claire
27.02.2026
