Pascal BACOUX « Des rues et des boulevards »

 

Par l’entremise et le travail du nantais Marc Dubouchet, l’oeuvre de Pascal Bacoux revit dans une récente publication phonographique. Ce sont deux disques sous le label LTO, soit quarante titres absolument délicieux, qui nous sont offerts à l’écoute. Je conseille cette fréquentation aux initiés de la chanson, tant la création de Pascal Bacoux est douce à l’oreille et heureusement servie par des enregistrements de qualité.

Cette opportunité m’a été offerte par Gilbert Laffaille qui a glissé mon nom à ce chanteur comme chroniqueuse de choc (tous terrains). Le nom de Maître Laffaille est en soi un viatique et un gage de qualité, je n’ai pas été déçue de ma découverte. Pascal Bacoux a eu une vie de chanteur assez brève au début des années 80, désormais il exerce ses talents en tant que journaliste. A la première écoute, j’ai entendu des sonorités qui m’ont fait penser à Maxime Le Forestier, j’ai entendu de belles guitares, et surtout des lignes mélodiques qui m’ont fait voyager en pays de douceur et de poésie. Sur la pochette du disque, le chanteur a les bouclettes de cette époque, comme Julien Clerc ou Polnareff. Désormais, il a dépassé la soixantaine et on l’imagine plutôt comme baroudeur et découvreur en pleine nature.

Revenons à ses chansons qui sont sans conteste habilement écrites et délivrées par une voix de miel qui ne manque pas de mordant pour autant. Les instruments sont entre les doigts de pointures de l’époque, je cite Gilbert Lafaille : Patrice Tison, Basile Leroux, Christian Padovan, Patrick Bourgoin, Slim Batteux… J’ai choisi le titre Confession pour vous illustrer mes propos, il a été écrit par le regretté Jean-Pierre Kernoa (parolier de J.M. Caradec et Le Forestier). Sur d’autres morceaux apparaît la plume de Serge Koolenn, également disparu, qui était à la tête du groupe Il était une fois, avec Joelle Mogensen sa compagne. Et bien, j’ai écouté plusieurs fois ces belles chansons et je n’arrive pas à les trouver démodées, elles collent à l’air du temps, ce sont des petites leçons de simplicité et d’humanité qui révèlent des vraies valeurs de notre condition d’humains de passage conscients de leurs limites.

Annie Claire

11.03.2022

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