
Pour terminer l’an 2025, parlons d’une jeune artiste attachante et originale, Pauline Orta qui a sorti en octobre dernier son EP cinq titres Eponyme. C’est fou comme elle me fait penser à Clio, avec ses références au cinéma, ses chansons sont également sympa avec des mélodies réussies et résistantes, sa voix haute comme celle de Marie Laforêt est candide et pleine de fraîcheur.
Pauline Orta multiplie les références à la pop et à la chanson des décennies 60-70-80. C’est une pianiste qui chante (comme Barbara) qui écrit et compose également. D’ailleurs elle chante Barbara en italien, car elle est très intéressée par l’Italie, le pays,sa langue et son cinéma. Elle a croisé Vincent Bossy qui lui a fait des arrangements selon ses goûts, et cela donne, par exemple Mon cinéma dont vous allez apprécier le clip que voici.

Dans ce premier EP autoproduit, Pauline Orta chante/parle le premier titre Je suis restée là ajoutant une dose de mystère à un texte sensible. Elle se livre également en donnant sa vision du monde frelaté qui est le nôtre. Elle n’a pas pour projet de le changer, « Je ne veux pas changer le monde« , cependant elle ne se voile pas la face. Elle préfère parler d’amour, c’est une romantique. Son référentiel est également littéraire, elle a mis son tempo musical personnel sur le poème d’Arthur Rimbaud L’étoile a pleuré rose. Enfin elle termine par le premier morceau qu’elle a visiblement beaucoup de plaisir à chanter… en italien Eravamo li (Je suis restée là).
J’ai manqué sa release-party au Clan Destino à Paris ce 30 octobre, pourtant j’aime beaucoup ce lieu. Un concert est prévu le 31 janvier prochain au Griffon, 55 bis rue des Francs Bourgeois dans le Marais. J’irai volontiers à la rencontre de cette artiste intéressante, qui mise sur les valeurs du rétro, en espérant qu’elle trouve un label pour la produire.
Annie Claire
31.12.2025
