Emilie MARSH marche et ne triche pas

Emilie Marsh ©annie claire

Sous le label de sa propre équipe féminine, FRACA, Emilie Marsh sort un album bistre de 10 titres dont le titre est simple et limpide : Emilie Marsh. Telle qu’en elle-même, la chanteuse se révèle avec cet album décomplexé, un opus réussi d’excellente facture. L’on y entend de jolies mélodies fraîches, des ambiances musicales soignées et légères, et par dessus tout ça… des mots justes qui donnent des textes qui ont un sens. On a affaire là à de la musique à l’énergie-rock avec des vraies chansons à texte signifiant qui ne sont pas pour autant dénuées de poésie. C’est là toute l’alchimie de l’artiste, douce créatrice et audacieuse rockeuse.

L’on y écoute la chanson du générique du film de Fabienne Godet « Nos vies formidables« . Le film est formidable en effet, Emilie Marsh y joue un rôle, la chanson s’appelle « Haut le coeur ». Ce contexte lui va bien, Emilie nous a montré qu’elle était très à l’aise sur scène, pour de la musique ou du théâtre et à l’écran. L’on y entend aussi la voix tant aimée de Dani, la chanteuse intemporelle avec qui Emilie joue et compose. Sur le disque elles font un duo « Sur les ondes ». L’on y entend une très fine ligne mélodique sur le titre « Vents violents » dont le texte est écrit par Céline Ollivier.  Son ♫ Je danse contre le vent  ♫ est très subtil, à la fois joli et symbolique. L’on y entend un titre fort du répertoire d’Emilie Marsh, « Goodbye comédie » qui à lui seul pourrait résumer le thème de l’opus, je ne cache rien de mes sentiments ni de mes désirs. D’ailleurs le titre qui ouvre le disque « J’embrasse le premier soir » a fait l’objet d’un clip que je vous invite à regarder ici. l’on est tout de suite dans l’ambiance.

L’on y entend un timbre de voix très charnel en effet assez évocateur d’un changement de l’artiste qui sort de sa réserve. Elle ne perd rien pour autant de sa délicatesse. Les femmes savent que l’on peut associer force et douceur sans avoir peur d’abandonner une partie de sa féminitude. Je vous en parlais récemment à propos de La Pieta. Nos artistes font du rock électrique, ce qui ne les empêche pas de s’exprimer avec d’infinies nuances. Emilie Marsh, jeune trentenaire, fait partie de la génération montante qui sait qu’elle aura encore des choses à prouver et qui s’y emploie. SURSUM CORDA !!

Voici un lien vers l’article que j’ai écrit sur le BABEL FRACA.

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