Françoise Hautfenne – Ephéméride

 

Françoise Hautfenne - Ephéméride

Françoise Hautfenne – Ephéméride

 

 

Françoise Hautfenne EPHEMERIDE

L’on se souvient de cette douce chanteuse à la voix délicate, enveloppée de la ouate musicale de la harpe celtique: Françoise Hautfenne.
En 2009, elle sortait son album Palimpseste aux références littéraires très recherchées, à propos des petits bonheurs de la vie quotidienne. Trésors d’écriture raffinée et précise (j’avais chroniqué son spectacle de l’époque dans le Petit Format). Chez Françoise Hautfenne, la musique n’est pas en reste! Elle est poétique, douce et vagabonde.

Norbert Galo en signe les arrangements, et apporte à l’enregistrement sa rigueur ainsi que la délicatesse de son jeu de guitare. Quant à la harpe, c’est celle de Claire Galo, elle scintille de mille couleurs, de l’aube à la nuit et de l’est en ouest, toute la rondeur de la terre.

Françoise Hautfenne sur scène, c’est tout un univers, riche et poétique, c’est une philosophie de vie, un partage de sentiments, d’impressions fines. Certaines chansons sont plus que des odes, c’est presque déjà des hymnes, en tout cas des méditations tendres. La nature tient une bonne place dans ses textes, et puis la douceur de vivre, le bonheur des sentiments qui relient les hommes. Pour ce qui est de sa force poétique, Françoise Haufenne me fait penser à la grande Hélène Martin, et d’autre part, son inspiration empreinte d’ultra féminité pourrait la rapprocher de Mannick. Nous aimons beaucoup ces trois chanteuses si sensibles et si «belles personnes».

Françoise Hautfenne vient de sortir un nouvel album Ephéméride, dans lequel il est beaucoup question du temps qui passe et du sens de notre présence les uns avec les autres. Ce CD est très poétique, on pourrait dire romantique dans l’acception littéraire du terme. Il a la même délicatesse que le précédent, il est plein de noms de fleurs, de promesses, de voyages, de belles valeurs. La voix très claire sonne aussi juste que les textes, elle a un relief très particulier. Douze morceaux à savourer sans modération.

Cet article est paru dans Vinyl n° 104 daté de Mai-Juin 2015

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