Claudio Zaretti, beau chanteur de charme

 

Claudio Zaretti le 28 avril 2015 à La scène du canal
Claudio Zaretti le 28 avril 2015 à La scène du canal

Claudio Zaretti est un ami que je vais voir sur scène depuis plusieurs années. C’était encore le cas ce jour du 28 Avril 2015.

Concert pour la sortie du quatrième album de Claudio Zaretti « Deux diamants »,  à la Scène du Canal Jemmapes.

L’artiste est détendu, souriant devant son public nombreux à côté de son fidèle Bernardo (Claus), qui l’accompagne dans les concerts depuis de longues années, et les musiciens qui ont prêté leur concours sur l’album. C’est donc en formation complète que l’on a eu la chance d’applaudir Claudio Zaretti, battereie, basse, claviers et guitare nylon. Comme galvanisé par son public et ses proches venus le soutenir, Claudio a donné en puissance dès le début du concert avec Mam’zelle révolte, un titre phare de son précédent album Utopie Utopia. Les mélodies de Claudio sont swingantes à souhait, on se laisse aller à bouger, à scander les rythmes au fur et à mesure, d’aucuns pourraient dire que c’est de la musique participative. Mais l’artiste n’est pas directif du tout, il suggère seulement. C’est un peu folk, un peu rock et assez pop aussi. Les textes évoquent, mais ne convoquent pas: «Toi qui écoutes/pour la première fois cette chanson».«N’écoute pas les esprits chagrin» »Nous on a vingt ans/Et tout ce temps pour aimer».

C’est doux, c’est romantique, et les mots sont délicats. L’univers de l’artiste est celui du voyage, et Claudio voyage léger. Toujours très positif, il chante sa philosophie avec tendresse, même si le propos n’est pas dénué de force: Nunca mas, c’est poétique mais ferme. Dans Ca va, ça vient, le retour de voyage est peut-être un retour de prison, mais le sourire retrouvé à la maison annonce l’amour qui ne finit pas.
Il y a une sorte d’utopie bien assumée dans les chansons de Claudio, et l’on s’en trouve apaisé, car il est possible que tout s’arrange bien, avec un peu de bonne volonté. Lui n’en manque pas, et nous convie à l’amitié, au partage, et quand il évoque la chaleur de son deux-pièces-cuisine et qu’il dit «il suffit de savoir partager» je garantis bien que ce n’est pas un effet d’annonce. Ce que l’on apprécie chez lui, c’est cette charmante candeur qui n’est pas que l’apanage de la jeunesse, et qui apporte aux âmes bien trempées ce supplément d’humanité si bienfaisant.

La facture de ses chansons est un peu à l’ancienne, c’est ce que l’on peut nommer de la chanson bien faite, et quand en plus elle fait danser et procure du bonheur, que demander de plus pour profiter du voyage et se laisser aller à écouter l’album, et remettre en écoute les trois précédents. C’est en effet un titre du premier CD que Claudio Zaretti a chanté en rappel: Je sais d’où je viens. Nostalgie, quand tu le tiens!

Annie Claire

Dans l’Ephéméride Band de Claudio Zaretti : Léandro Aconcha, David Forgione, Frédéric Sicart, Bernardo Claus
Le site de l’artiste est ici : http://www.claudiozaretti.com/#!boutique/c28r